Avant-Propos

 


Avant-Propos

Plonger dans l’histoire de sa famille est toujours une expérience fascinante. Cela nous permet non seulement de comprendre qui nous sommes, mais aussi d’interpréter certaines particularités, qu’elles soient physiques ou morales. Pour ceux qui ressentent un attrait pour le passé, c’est aussi l’opportunité de préserver la mémoire des traditions pour les générations à venir, un véritable voyage au cœur de l’histoire.

Les recherches généalogiques offrent en outre une satisfaction singulière, comparable à celle que peut ressentir un enquêteur rassemblant patiemment les indices nécessaires pour résoudre une énigme. Je me suis laissé convaincre par ce défi, et il semble que je n’étais pas seule : avec le temps, plusieurs cousins et cousines se sont joints à moi dans cette quête passionnante.

Tout a commencé par hasard, en 1999. À la suite du décès de mon père, alors que je rangeais sa maison, je suis tombée sur des documents et des photographies dissimulés dans des tiroirs. Parmi ces souvenirs se trouvait un passeport parfaitement conservé appartenant à mon grand-père. À ma grande surprise, j’ai découvert qu’il avait été naturalisé Français, mais qu’il venait originellement de Constantinople, en Turquie.

Sans liens avec d'autres membres de la famille JOAILLIER — ni oncles, ni tantes, ni cousins ou cousines hormis mon père — ma curiosité naturelle a fini par l’emporter. Après un moment de réflexion, j’ai décidé de me lancer dans des recherches. Avec les quelques éléments en ma possession, j’ai écrit à plusieurs mairies, dont celles de Paris et d’autres localités. C’est ainsi qu’a débuté cette incroyable aventure.

Mes recherches m’ont également conduite aux Archives nationales de France, où j’ai demandé les dossiers de naturalisation. Ce fut une véritable révélation : j’ai appris que mon grand-père, Edmond Alexandre JOAILLIER, était venu en France avec ses deux frères — Henri Polycarpe Charles et Gustave Antoine Étienne. Ils avaient tout d’abord débarqué à Marseille avant de s’installer à Paris, où ils avaient ouvert un studio rue de Maubeuge, puis Boulevard Clichy. Leur sœur, Alexandrine Adine Caroline, et leur mère, Honorine Marie, sont arrivées plus tard pour les rejoindre à Colombes. Pour reconstruire la généalogie ascendante et retrouver mes ancêtres, je suis partie des documents relatifs à la naissance de mon grand-père Edmond.

En suivant la méthode classique, j'ai remonté les branches familiales de génération en génération. Ce travail est facilité pour les périodes récentes grâce aux informations désormais mentionnées sur les actes d’état civil : depuis 1987 pour les lieux et dates de mariage ou de divorce ; depuis 1992 pour les dates et lieux de naissance des parents ; et depuis 1945 pour les dates et lieux de décès. Cependant, en raison des origines ottomanes de ma famille, j’ai dû élargir mes recherches au-delà des frontières françaises. J’ai adressé des demandes au Service central d’état civil du Ministère des Affaires Étrangères à Nantes pour obtenir des documents d’état civil.

 Pour les actes antérieurs à 1880, j’ai pris contact avec l’église Sainte-Marie Draperies de Constantinople en Turquie, afin qu’elle puisse m’envoyer tous les documents disponibles. Là, une nouvelle découverte m’a littéralement stupéfiée : j’ai appris que mon arrière-grand-père n'était autre que Polycarpe JOAILLIER, un photographe célèbre au Moyen-Orient entre 1880 et 1900. Une vaste collection de ses œuvres se trouve aujourd’hui accessible sur Internet. Les documents transmis par l’église étaient rédigés en latin. J'ai donc dû faire appel à un service de traduction via France GenWeb pour les décrypter.

Depuis cette découverte majeure, je poursuis this quête passionnante avec passion. Savoir que mes racines plongent si profondément dans l’histoire et qu’elles remontent jusqu’en Turquie m’aide non seulement à mieux comprendre qui je suis, mais aussi à tisser un lien tangible avec mes origines.

 

 

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